Terre, décolonisation et autodétermination
Montréal, territoire Kanien'keha:ka occupé
13-15 Mai, 2005
UQAM, 400 Ste Catherine East

Principes de base

  1. Nous rejetons les structures capitalistes, impérialistes, colonialistes, racistes et patriarcales qui s'alimentent mutuellement, ainsi que les institutions qui les font perdurer. Nous organisons cette conférence sachant bien que la mondialisation capitaliste n'a rien de nouveau - ce n'est qu'une nouvelle façon de décrire le colonialisme et la culture de génocide auxquels les peuples autochtones tentent de résister depuis des siècles. Nous mettons au défi les individus et groupes qui militent contre la guerre et pour la justice sociale de reconnaître que "la justice ne peut pas régner sur une terre volée".

  2. Nous affirmons que la décolonisation "domestique" fait partie intégrante de la lutte pour la justice et l'auto-determination au niveau mondial- en ciblant concrètement les racines de l'injustice à l'intérieur de la forteresse nord-américaine, nous nous opposons aux injustices partout dans le monde.

  3. Nous preconisons l'utilisation d'une variété de tactiques et d'initiatives creatives dans la construction d'un mouvement pour la décolonisation, et nous affirmons l'importance de créer des liens d'aide mutuelle et de solidarite, au sein de, et à travers nos divers mouvements, que ce soit pour la lutte contre la pauvreté et l'abolition du système carcéral jusqu'aux mouvements queer et trans, des luttes des immigrant-e-s et des refugié-e-s à la justice environnementale.

  4. Nous soutenons que la décolonisation est possible seulement à travers des efforts de collaboration soutenus. Ceci requiert un processus parallèle d'autodétermination mutuelle et de solidarité active entre les communautés autochtones et non-autochtones, le tout base sur le respect de l'autonomie de tous des peuples, groupes et individus.